Le FEC (Fichier des Écritures Comptables) est un fichier informatique normalisé qui regroupe, pour un exercice donné, l’intégralité des écritures comptables enregistrées, classées par ordre chronologique de validation. Depuis le 1er janvier 2014, l’article L47 A-I du Livre des procédures fiscales impose à toute entreprise tenant sa comptabilité au moyen de systèmes informatisés de pouvoir remettre ce fichier à l’administration — la DGFiP — dès le début d’un contrôle fiscal. Sont concernés aussi bien les sociétés que les professionnels relevant d’un régime réel d’imposition.
Le format du FEC est strictement défini : un fichier texte à plat (champs séparés par une tabulation ou par le caractère « | ») ou, plus rarement, en XML, comportant 18 colonnes obligatoires présentées dans un ordre imposé. On y trouve notamment le code et le libellé du journal, le numéro et la date d’écriture, le numéro et le libellé de compte, la référence et la date de la pièce justificative, les montants au débit et au crédit, ainsi que les informations de lettrage.
L’administration contrôle la conformité du fichier à l’aide de son outil Test Compta Demat, qui vérifie la structure, l’équilibre des écritures et la cohérence des dates. Toute anomalie — champ manquant, écritures non équilibrées, numérotation discontinue — peut entraîner le rejet du fichier, assimilé à une comptabilité non probante, et exposer l’entreprise à une amende.
Au-delà de l’obligation, un FEC propre atteste que les écritures sont complètes, ordonnées et inaltérées. Sa production s’appuie directement sur le Plan Comptable Général, dont il reprend les numéros de compte. La comptabilité d’eyeot permet d’exporter les écritures d’un exercice au format FEC attendu par la DGFiP, aux côtés du journal, de la balance et des opérations de lettrage.